Notre Charte

Michel Quenin, Annie Roche et Malika Kara Laouar ont présenté jeudi 5 septembre lors de notre conférence de presse de lancement des élections municipales de Valence de mars 2020 notre socle commun pour faire Valence en commun, ville en transition écologique.
Voici notre charte d’engagement.

Charte de la liste Valence En Commun

Principes fédérateurs, adoptée le 7 mars 2019

Face à l’indispensable transition sur Valence, Pour une mobilisation locale et citoyenne

I. Exposé des motifs

Nous, Valentinoises et Valentinois, de sensibilités et d’horizons politiques différents, mais partageant des valeurs communes, avons décidé de nous engager pour la constitution d’une liste citoyenne que nous voulons largement ouverte au monde politique, associatif, syndical, professionnel… et tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans un parti politique, mais adhèrent aux convictions suivantes :

Cette liste citoyenne en vue des élections municipales de 2020 sera porteuse d’une politique émancipatrice allant dans le sens de la restauration de la souveraineté communale et de la coopération intercommunale. Elle fera de Valence une ville en transition écologique; face à l’urgence que représente le réchauffement climatique, La règle verte (ne pas prélever sur la nature plus qu’elle ne peut reconstituer) sera le fil conducteur de son action en affirmant le lien entre social et écologie.

Elle se voudra opposée aux logiques libérales en refusant que l’argent public serve des intérêts particuliers et en veillant à son utilisation au bénéfice de la collectivité. Elle se prononcera pour une démocratie réellement participative en pratiquant autrement que l’exclusive délégation de pouvoir. Elle combattra toutes les discriminations.

Elle promouvra la culture et le sport, s’attachera à les rendre accessibles pour tous.

Elle veillera à ce que le handicap physique, mental et l’affaiblissement lié à l’âge ne soient un obstacle à l’intégration de tous, en affirmant sans relâche que le degré de civilisation et d’humanisation d’une société ou d’une collectivité se mesure à sa capacité d’aider les plus faibles.

II. Le constat

Comme tous les habitants de la planète il y aura nécessité de changer nos façons de produire, d’habiter, de travailler, de se déplacer, de s’alimenter. Si toutes les solutions ne peuvent dépendre du plan local, il nous faudra réfléchir pour contribuer, à notre échelle, à des solutions innovantes pour le bénéfice de tous

La communication mise en œuvre par l’actuelle municipalité n’est qu’un trompe l’œil, qui cache une absence de perspective et de vraies solutions. Sa seule ambition est le maintien de politiques néo – libérales qui ont mené à la crise actuelle. Sa volonté d’inscrire les services publics dans des logiques de marchandisation, conduit à l’exclusion de parties entières de la population, au risque de la marginalisation et de la ghettoïsation.

La réalité de la vie communale montre que la plupart des décisions se prennent dans un conseil communautaire rassemblant 114 élus de 54 communes, sans qu’aucun débat public ou municipal ne prépare ces décisions.

De plus, nombre de citoyens, conscients de l’absurdité que constitue l’émiettement de l’opposition dans l’actuelle municipalité, souhaitent s’engager dans une action politique innovante et collective. Ils croient en la force de l’action concertée, reposant sur des valeurs et des projets partagés. Ils sont persuadés que la principale responsabilité des élus politiques est celle de permettre la délibération. En combinant la participation citoyenne et la représentation des élus, elle impose un débat public et contradictoire, impliquant tous les citoyen(ne)s qui les souhaitent, permettant à chacun de faire part de ses expériences et propositions. De là, naîtront des solutions partagées, confirmées par les décisions du Conseil municipal dont la légitimité sera reconnue par sa capacité à animer ce débat.

III. Des principes et de valeurs partagées

Pour ce faire, nous proposons d’engager dans une démarche fondée sur quelques principes simples, énoncés comme suit :

Principe n°1 : Face à l’ampleur des défis écologiques et sociaux, les signataires de la charte s’engagent à affirmer en permanence quatre valeurs essentielles :

  • Une gestion sobre des ressources communes, nécessaires à la vie municipale ;
  • La solidarité, pour permettre à chacun de faire face aux enjeux de demain, selon ses moyens mais aussi selon ses besoins ;

  • La laïcité, pour favoriser le bien vivre ensemble ;

  • La recherche permanente de l’intérêt collectif

    Principe n°2 : Persuadés que les élus n’ont pas le monopole de l’action, ils proposent une organisation municipale, plaçant l’écoute, la transparence et la délibération en préalable à toute décision.

    L’ambition sera de relier sans cesse débat, décision et action. Nous nous attacherons à accompagner les porteurs de projets novateurs et solidaires, au travers d’un appui technique, administratif et financier. Plus qu’un programme, nous proposerons un contrat de municipalité co-construit avec la population valentinoise.

    Principe n°3 : Au sein de la Communauté d’agglomération, nous défendrons la transparence des débats, avec la recherche de solutions innovantes. Nous nous attacherons à reconnaitre les singularités de chacune des communes et à valoriser leurs complémentarités.

    Principe n°4 : Conscients de la position unique de Valence à la croisée des départements de la Drôme et de l’Ardèche, nous placerons la relation entre ville et campagne, au cœur de notre projet de territoire. Nous ferons de son environnement naturel une ressource fondamentale pour construire le Valence de demain.

    IV. Vers une proposition commune

    Partant de ce socle de principes et de valeurs partagées, les signataires de ce texte proposent la constitution d’une association dont l’objectif sera de favoriser un rassemblement citoyen.

    Cette évolution reposera sur deux étapes essentielles :
  • Instaurer un débat public : Pour faciliter la parole de chacun, partager la réalité des situations et faire émerger de multiples propositions nous initierons un débat public local intitulé (par exemple) « Faut qu’on se parle » Cette dynamique reposera sur des temps de rencontre à toutes les échelles possibles, y compris celles du voisinage, dont l’objectif sera de poser les problèmes, mais aussi de proposer des solutions.
  • Construire un projet partagé : A l’issue de cette démarche, la mission sera de faire émerger de multiples énergies prêtes à constituer une liste citoyenne ouverte, dépassant les clivages partisans, privilégiant des pistes d’actions communes pour répondre aux aspirations des Valentinoises et Valentinois, mais aussi des communes alentour.